84 jeunes en formation de métiers à travers le programme Tuinuke à Karambi

Goma, 7 juillet 2021 (caritasdevgoma.org) -Dans le cadre du programme Tuinuke, moyens de subsistance durables et la protection ; la Caritas Goma lance officiellement la formation en faveur de filles et garçons vulnérables en coupe et couture, informatique, maçonnerie et coiffure esthétique pour encadrer la jeunesse de Karambi en promouvant l’auto prise en charge à travers l’appui financier de la Caritas Australie.

 

Les guerres incessantes dans le Nord-Kivu n’ont pas laissé intact l’entité de Karambi sans  conséquences néfastes : chômage, faim, déplacement massif, la malnutrition,… les paisibles citoyens n’ont que leurs champs pour subvenir à leurs besoins.  Les jeunes, les personnes à mobilité réduite et d’autres vulnérables sont abandonnés à leur triste sort.

Eu égard à cela,  TUINUKE contribue au renforcement de la résilience des communautés, à travers la réduction de risques et de l’impact de la guerre, de la violence et des catastrophes sur la population locale par l’encadrement des jeunes vulnérables dans les métiers. Pour la première fois à Karambi, une zone située à 86km de la ville de Goma, ces métiers répondent valablement aux besoins de la communauté.

Présents à la cérémonie de lancement officiel, les autorités locales, religieuses, les bénéficiaires ainsi que d’autres témoins curieux n’ont cessé d’exprimer leurs états d’âmes en se livrant au micro de la cellule de communication de la Caritas Goma. C’est le cas de Jean Claude Bahizi, chef de grouppement de Busanza : « Je suis satisfait car je vois que ceux qui sont en dehors du groupement de Busanza aiment beaucoup le Busanza, ils veulent le développement de Busanza et quand ils nous prêtent main forte afin que nous puissions arriver à ce développement, nous ne pouvons qu’être ravis et remercier vivement et sincèrement la Caritas Goma pour cette formation qu’elle vient de lancer chez nous. C’est la première fois que Karambi bénéficie d’un centre de formation en métiers professionnels. Pour que ce projet atteigne ses objectifs, il faudra que les apprenants capitalisent cette manne qui nous vient de l’Australie. Je vais m’impliquer personnellement pour accompagner et soutenir pour bâtir notre Karambi mieux qu’avant ».

D’autre part, l’Abbé Joseph Nsanzimana, curé de la paroisse de Karambi rebondi : « Je suis très heureux que les jeunes de Karambi commence aujourd’hui la formation en métiers. C’était un besoin longtemps ressenti dans notre paroisse ; et c’est de notre joie de féliciter la Caritas Goma pour ce qu’elle fait. Le conseil que je peux donner à la Caritas c’est d’assurer le suivi régulier de ces jeunes et l’encadrement avant, pendant et après la formation.

Des filles et garçons, bénéficiaires de cette formation, remplissent les salles pour suivre assidument les leçons inculquées par leurs formateurs : « J’ai opté pour la maçonnerie car c’est un métier qui pourra m’aider tout au long de ma vie. Dans ma culture, nous avons grandi stigmatiser car la maçonnerie était un métier réservé uniquement aux hommes ; mais aujourd’hui nous brisons l’ordinaire. Je suis sûre que je vais réussir parce qu’ici chez nous à Karambi les femmes sont souvent négligées par les hommes. Nous avons aussi le pouvoir, la capacité de construire des maisons du début jusqu’à la fin », déclare Annuarite Wigiyinka, d’un air certain.

Dans la foule, Neema Alice se fait entendre : « J’ai choisi l’informatique parce qu’aujourd’hui c’est une science transversale dans tous les domaines. Voilà que, dans notre groupement Busanza il y a aucun secrétariat public. Mais une fois formée, je serai à mesure de défendre ma formation en ouvrant moi-même un secrétariat. Cela m’apportera non seulement de gain, mais aussi  je pourrais aider les étudiants dans notre village ».

« L’effet de voir les gens quitter ici et aller se faire coiffer à Rutshuru m’a poussé à opter pour la coiffure. Une fois formé, je peux faire un bon projet d’un salon de coiffure et répondre favorablement aux besoins de mon ménage, affirme Twizerimana Jean-Marie.

Pour Chimène Mwanaweka, responsable du volet commercial/ AGR et métiers dans le programme Tuinuke, cette formation citée ci-haut sera organisée chaque trois mois à Karambi pour un encadrement sérieux des jeunes et faciliter l’apprentissage rapide des promotions qui suivront.

Mis en œuvre dans trois grandes agglomérations du Diocèse de Goma (au Nord et au Sud-Kivu), le programme TUINUKE rêve de voir, dans trois ans, une importante partie des participants communautaires avec un pouvoir d’achat suffisant et capables de répondre aux besoins familiaux de base, y compris ceux des enfants, dans un environnement social de paix et de solidarité.

Augustin Kandi-Da

cellule de Communication

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