Caritas Goma : plus de 32 mille masques (cache-nez) distribués aux personnels soignants des zones de santé de Karisimbi et de Goma

Cellule de Communication | 1 juin 2020 | 0 | À la une , Santé

Goma, le 01 juin 2020 (caritasdevgoma.org) – A l’instar d’autres pays du monde, la République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à la menace du Coronavirus dit covid-19.  Dans sa partie Est, plus précisément à Goma, 20 cas ont été testés positif au Covid-19 jusqu’à ce jour. Si le Gouvernement a pris des mesures idoines pour limiter la propagation de ladite pandémie en isolant pour la deuxième fois la ville de Goma des autres provinces et/ou territoire, il a été également décidé d’instaurer un couvre-feu allant de 20h à 5h du matin ou encore d’exiger le port de masque, le respect de la distanciation ainsi que d’exiger l’installation des dispositifs de lavage des mains devant chaque boutiques, pharmacies, marchés et autres lieux publics … La Caritas Goma en passant par son Bureau Diocésain des Œuvres médicales (BDOM) a, quant à elle, procédé à la distribution de plus de 32 mille cache nez aux personnels soignants dans les 41 structures sanitaires que composent les zones de santé de Karisimbi et de Goma, grâce au financement de la Caritas Luxembourg.

C’est parce qu’ils se retrouvent sur la ligne de front, en contact avec les malades que les masques leur ont été distribués le jeudi 21 mai 2020 à Goma.  Ces “héros en blouse blanche” luttent inlassablement contre le coronavirus nuit et jour ; ont été surpris de recevoir lesdits masques et ont eu difficile à cacher leur joie.

Et à Goma comme partout dans le monde, les soignants prennent des risques tous les jours pour sauver des vies et freiner autant que possible l’épidémie qui continue sa progression…

« Sur le terrain, le matériel est insuffisant pour la prise en charge des malades et des cas suspects », explique le Docteur Serge Kahatwa, médecin Directeur de l’hôpital Heal Africa à Goma. Il insiste qu’il leur « faut du matériel de protection individuelle, des combinaisons, des blouses, des masques, des gants en quantité suffisante, du matériel de désinfection en nombre, des zones de quarantaine identifiées pour la prise en charge des malades. Nous sommes inquiets du manque de moyens de protection. Nous sommes à 15 cas aujourd’hui à Goma, qui sait demain si le nombre va tripler ? on ne voudrait pas que nos collègues contractent la maladie ou la transmette à un patient sain », s’interroge-t-il.

Pour le Docteur Jules Kafitiye, Coordonnateur du BDOM, le meilleur moyen d’aider les infirmières et autres personnels soignants est de « rester à la maison » ou de « respecter les gestes barrières ». Il n’y a que de cette manière-là que l’on pourra vaincre le Coronavirus, affirme-t-il.

Avec une démarche calme, le visage couvert et où on n’aperçoit que partiellement son visage, car portant un cache-nez, le Docteur Jules Kafitiye, procède à la distribution des cartons contenant des masques. D’abord à l’hôpital Charité maternelle où accompagné de son équipe, il prend une trentaine de minute à expliquer aux femmes venues à la consultation prénatale et autres malades ainsi que infirmiers ,les mesures d’utilisation desdits masques ensuite au centre de santé Mapendo.

Docteur Jules Kafitiye

« Commencez par : lavez les mains avant de toucher le masque; portez votre masque ; ne touchez pas le masque, une fois porté ; s’il faut le manipuler c’est au niveau des élastiques, changez votre masque après chaque 2 heures du temps ou une fois mouillé; pour l’enlever, il faut retirer ses élastiques par derrière, lavez les mains correctement, jetez-le dans une poubelle ou soit dans un sac en plastique; nettoyez votre masque au savon (si le masque est en tissu), une fois séché repassez le », explique le Docteur Kafitiye sous un regard attentif de l’assemblée.

A la question de savoir si le masque a un impact négatif sur le fœtus en cas d’une femme enceinte ? Le Docteur rassure que le cache-nez n’obstrue en rien la respiration du fœtus et qu’en cas d’étouffement de la mère lors du port d’un masque, il est préférable de consulter son médecin pour des examens approfondis.

En effet, le Bureau diocésain des œuvres médicales est l’un des départements de la Caritas Développement Goma (une structure de l’Eglise chargée des projets de développement et évoluant dans l’humanitaire) et qui est chargé de couvrir les besoins réels de santé et de faciliter l’accès aux soins de santé de qualité à la population dans un esprit chrétien basé sur les principes des soins de santé primaire en collaboration avec les autres acteurs dans le domaine : l’Etat, les ONGs , les autres confessions religieuses conformément à la politique sanitaire définie par le ministère de la santé. Autrement, le BDOM apporte un appui technique et logistique aux formations médicales réparties dans le diocèse en vue de développer et renforcer un système de santé cohérent et équitable fondé sur  une politique des soins de santé primaire.

Signalons que depuis le 10 mars 2020, le cumul des cas est de 2.833, dont 2832 cas confirmés et 1 cas probable sur toute l’étendue de la RDC. Il y a eu 69 décès et 400 personnes guéries.

Lydie Waridi Kone

Cellule de Communication

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