Caritas Goma renforce ses agents sur le droit et inclusion des personnes en situation du handicap

Goma le 21 juillet 2021,(caritasdevgoma.org)-Pendant quatre jours, du 13 au 16 juillet 2021, un atelier de formation a été tenu au centre d’accueil Caritas Goma dans l’objectif de contribuer au renforcement des capacités des agents sur le handicap, Droit et inclusion des personnes handicapées, dans le cadre du projet Education des filles pour un avenir meilleur(EDUFAM), financé par Affaire mondiale Canada.

Les us et coutumes, les cultures influencent souvent négativement la compréhension et l’approche du handicap, ce qui fait à ce qu’au sein de nos familles les personnes handicapées sont objet de surprotection, maltraitance, insuffisance de soins corporels, médicaux, alimentaires, affectifs, négligence déclare d’entrée de jeu, Ebenezer, Formateur de l’atelier.

Pour pallier à toutes ces formes de discrimination il faut privilégier et favoriser l’accessibilité aux activités du milieu scolaire pour tous les enfants avec ou sans handicap en leur offrant un soutien éducatif, en favorisant la promotion des communautés inclusives et en suscitant leur création.

Handicap et culture, la qualité de vie des personnes handicapées, généralités sur les droits de l’homme et l’approche fondée sur les droits, comprendre le handicap ; la vulnérabilité, la discrimination et l’inclusion, comprendre la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, handicap et pauvreté, les ODD et le handicap, le développement inclusif et l’approche à double piste de l’inclusion et en fin  l’action humanitaire inclusive sont les thèmes qui ont été décortiqués pendant l’atelier. Signalons qu’il y a eu des travaux en groupe permettant à tous les participants de partager leur connaissance en rapport avec la thématique.

Pendant les enseignements le facilitateur Ebenezer Agordoube, Spécialiste en Inclusion chez handicap international insiste sur l’inclusion et le développement inclusif des personnes handicapées. Celui-ci fait comprendre aux participants que la déficience n’est pas synonyme du handicap car le handicap est tout ce qui empêche l’être humain à la participation sociale. Les personnes handicapées doivent jouir des droits au même titre que les autres, a-t-il insisté. Les personnes handicapées sont souvent bloquées par des barrières qui sont physiques, institutionnelles et sociales. A travers ces trois barrières, celui-ci affirme que les institutions, les organisations, les familles, la communauté, les autorités, les préjugés sont là les facteurs qui freinent l’inclusion des personnes handicapées, d’où la nécessité de l’applicabilité des différentes conventions internationales qui portent protection aux personnes handicapées notamment la déclaration universelle des droits de l’homme, le pacte international relatif aux droits civils et politiques et le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Les participants à cet atelier ont ému les vœux de voir les institutions, organisations  former et informer leurs personnels sur les droits des personnes handicapées, mettre en disposition des infrastructures pouvant permettre à ces personnes de se déplacer et de fonctionner librement dans leurs établissements, promouvoir et faire respecter les droits des personnes handicapées.

Aux personnes handicapées, elles n’ont à pas s’apitoyer de leur état. Qu’elles sachent qu’elles ont les mêmes chances et mêmes opportunités au même titre que nous tout le monde.

Certaines entre elles passent leurs journées entrain de quémander d’ici et là croyant qu’elles n’ont pas de capacité pour exercer une activité quelconque. Les types de handicap se diffèrent ; l’on peut être handicapé physiquement mais mentalement tout fonctionne bien. Etant  dans la situation d’handicap, celle-ci n’empêchera pas la personne d’exercer normalement un travail quelconque. Il revient aux personnes en situation d’handicap de combattre aussi ces genres de paresse, qu’elles aient le courage et la volonté de quitter les rues afin de se mettre au travail, a conclu le facilitateur.

Pour Claudine Bareba, chef de projet EDUFAM à la Caritas Goma d’ajouter qu’à travers cette formation elle vient de comprendre que les familles et la société en générale excluent les personnes en situation de handicap, les stigmatisent jusqu’au point où ces personnes doutent de leurs capacités. Celle-ci suggère aux institutions de tenir compte des personnes handicapées car tous nous sommes potentiels de tomber dans leur situation ».

Signalons que les facilitateurs ont sanctionné cet atelier par la remise de brevets de mérite aux 14 participants.

Angèle Buke

Cellule de Communication

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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