Caritas Goma s’investit dans les QIPs et CASH pour la protection communautaire

Cellule de Communication | 12 octobre 2020 | 0 | À la une , Justice et Paix

Goma, le 09 octobre 2020 (caritasdevgoma.org) – Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de Renforcement de la Protection Communautaire dans les zones affectées par le déplacement en Ituri, ,Nord-Kivu et Sud-Kivu, visant à minimiser les effets de déplacements sur les communautés d’accueil, favoriser la coexistence pacifique et renforcer la résilience des communautés, des activités à impact rapide (Qips et Cash) ont été réalisées dans les zones d’intervention de ce projet : Minova, Masisi, Nyanzale, kitshanga, Nyiragongo, Nobili, Kasindi, Beni, et Kayna. Un projet financé par l’Agence des Nations – Unies pour les Réfugiés (UNHCR).

une vue de l’EP Ishara à Mutanda

Dès leur arrivée, les réfugiés, les déplacés et retournés entrent en concurrence avec les citoyens locaux pour des ressources rares telles que des terres, de l’eau, des logements, des vivres et des services médicaux. Au fil du temps, leur présence se traduit par des contraintes encore plus lourdes pesant sur les ressources naturelles, les services d’éducation et de santé, l’énergie, le transport, les services sociaux et l’emploi. Dans certains cas, elle peut sérieusement entraver le flux des biens et services dans l’ensemble de la société et peut avoir des implications pour la vie sociale de la population hôte.

Les ‘’Quick Impact Projects’’ (QIPs) ou projet à impact rapide étant des projets à petite échelle et à faible coût et mis en œuvre à brève échéance, répondent aux besoins exprimés par les communautés locales au même titre que la donation en monnaie (CASH) faite aux personnes à vulnérabilité aigue sévère. En conséquence, ils couvrent un large éventail d’activités programmatiques allant de la rénovation d’une école, la construction d’un hôpital, aux champs communautaires, à l’adduction de l’eau potable, à la fourniture aux femmes des activités génératrices de revenus. Ces projets contribuent à l’amélioration des conditions de vie des retournés, réfugiés, déplacés et des communautés locales ainsi qu’à la participation au processus de cohésion sociale.

Les autorités locales des communautés bénéficiaires se sont exprimées à ce sujet pour dévoiler leur appropriation de ces réalisations de la Caritas Goma. Pour Nduwayezu Pierre, médecin à l’hopital de Birambizo, la Caritas Goma est une mère qui est venue sauver des vies à Birambizo par la construction d’un hôpital qui contient un bloc opératoire. Avec la route impraticable et le manque d’un moyen de transport assuré comme une ambulance, les patients, surtout les mamans enceintes, étaient transférées par Tipoy à Kitshanga en parcourant 15 km ; et cela, était à la base des pertes des vies si la complication surgissait en route. Aujourd’hui, nous sommes les plus heureux car la prise charge sera assurée sur place.

Quant à Léonard Mushobora, le président des réfugiés dans le camp de Kalinga enchérit : personne ne devrait imaginer si la cohésion sociale entre les réfugiés, retournés, déplacés et autochtones serait palpable comme aujourd’hui, des séances de rassemblement et des formations d’ensemble que nous avons bénéficié, les champs communautaires et le partage équitable de la récolte brisent le sentiment de stigmatisation que certains pouvaient ressentir vis-à-vis des autres.

Le renforcement de la protection communautaire au niveau de la résilience demeure un chantier qui nécessite son achèvement dans la province du Nord- Kivu vu le déplacement des populations causé par l’insécurité grandissante dans les territoires de Rutshuru, Masisi, Kalehe et Walikale, aussi le niveau de vulnérabilité aigue sévère que traversent les communautés.

Augustin Kandi-Da

Cellule de Communication

 

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