Des Etangs piscicoles pour un ‘’monde sans faim’’ à Birambizo

Cellule de Communication | 12 août 2020 | 2 | À la une , Développement

Goma, le 12 aout 2020 (caritasdevgoma.org) – C’est dans l’objectif d’un ‘’monde sans faim’’ que prône la Caritas Goma que des étangs piscicoles sont érigés dans le cadre du projet Village agricole intégré (VAI), exécuté dans le groupement de Bukombo, situé à 112 km de la ville de Goma ; avec l’appui financier de la Caritas Allemagne.

Au total, trois étangs piscicoles en dérivation ont été aménagés dont les dimensions respectives sont de 10/10m pour celui qui est consacré à la reproduction, celui de grossissement 12/10m et 5/5m pour le troisième qui sert de stockage des alevins lors de la récolte. L’alimentation en eau de ces étangs a consisté à dévier une partie de l’eau de la source Nduruma dans un canal d’amener pour leurs approvisionnements réguliers. Ce système d’alimentation est muni des dispositifs adéquats qui assurent un contrôle permanent du niveau de l’eau dans les étangs. Un système de tuyauterie en amont et en aval, muni d’un tamis a été installé pour empêcher l’entrée des prédateurs et/ou la sortie des poissons. Dans chaque étang, une compostière d’à peu près 1m est installée pour permettre l’alimentation des poissons.

Introduire la pisciculture dans la zone de Birambizo est un moyen efficace pour accroitre le revenu et le capital des ménages bénéficiaires. Pour y arriver, le choix du site et d’espèce s’est avéré important pour un élevage rationnel. Le choix de l’espèce Tilapia nilotica a était fait pour diverses raisons ; à noter que le tilapia grandit vite, se nourrit et se reproduit facilement, résiste bien aux maladies et est délicieux à consommer. Signalons ensuite que le choix du site tient compte des facteurs suivants : une alimentation d’eau intarissable, un site légèrement en pente, un sol argileux et un endroit bien ensoleillé.

Les 375 alevins semés sont nourris par des aliments concentrés pour la bonne croissance. Erigés à un endroit approprié sous la responsabilité des associations féminines de la coopérative, ces étangs pourront relever l’économie des membres adhérents et satisfaire le besoin alimentaire de la population bénéficiaire a affirmé Emmanuel Zigabo, ingénieur dudit projet. Avant la mise en charge des étangs, des analyses rapides ont été réalisées à l’aide de Ph mètre et le thermomètre, des instruments pour examiner les propriétés chimiques, la physique de l’observation directe et la qualité d’eau.

Pour lutter contre les prédateurs et autres substances qui peuvent nuire (crapaud, serpent ou autres reptiles dangereux) aux alevins, les pisciculteurs ont érigé une clôture en bambous qui empêche les crapauds de pénétrer et la pelouse dans les pourtours pour repousser les serpents. Ceci pour permettre une croissance sécurisée des alevins dans les étangs.

Au moins 20 tonnes des pommes terres récoltés pour lutter contre la faim

S’agissant de l’agriculture, le projet VAI contribue à la promotion des ressources agricoles nécessaires et à un développement agricole durable des ménages affectés par les conflits, et c’est le grand défi à relever dans la zone de Birambizo, une zone constituée des collines verdoyantes avec un sol arable renfermant des potentialités pour une agriculture rentable.

Ce projet renferme cinq volets au bénéfice de la population ; l’agriculture, les infrastructures, l’électrification, la pisciculture et l’élevage. Ces volets soutiendront la coopérative suscitée par la Caritas Goma et qui est en gestation au profit de ses membres adhérents ; tout cela pour une fin d’autosuffisance. Sur une étendue de 10ha consacrée à l’agriculture de plusieurs variétés dont la pomme de terre sur 2ha, le maïs sur 7ha et le haricot sur 1ha. Cette variété de la pomme de terre que l’on récolte actuellement estimée à 20 tonnes n’est que le résultat d’une saison culturale.

Signalons que les membres de la coopérative pourront bénéficier aussi de la nouvelle semence et des techniques modernes culturales pour les vulgariser en les appliquant dans leurs champs. Nvuganiro Thadée, membre de la coopérative déclare : ‘’cette récolte des pommes de terre vient essuyer mes larmes de pauvreté et me redonner espoir pour un lendemain meilleur. J’ai souffert en cultivant, j’ai même passé des nuits sans sommeiller entrain de garder ce champ pour que les voleurs ne viennent pas dérober. Je suis fier maintenant car mes rêves se traduisent en réalité, une réalité palpable dont j’avais besoin’’.

A ce programme, s’ajoute aussi un autre volet de sensibilisation pour lutter contre la malnutrition dans la zone du projet. La médiocrité sanitaire à cet endroit du point de vue alimentation, se rabat sur des enfants de moins de dix ans ; ce qui reste une inquiétude dans la communauté. C’est pourquoi le projet VAI s’interpose avec les cultures maraichères et autre légumineuses pour stopper cette hémorragie de manque des nutriments.

Augustin Kandi-Da

Cellule de Communication

 

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