Des routes de desserte agricole réhabilitées par la Caritas Goma

Cellule de Communication | 7 avril 2021 | 0 | À la une , Caritas , Caritas Développement , Développement

Avec l’appui  financier du Programme Alimentaire Mondial, la Caritas Goma est en pleine réhabilitation des routes pour désengorger les milieux ruraux et faciliter l’écoulement des produits agricoles dans les localités de Kabaya, Buhumba, Muja et Bweremana, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo. 

Utilisant la méthode de haute intensité de mains d’œuvres, la Caritas Goma transforme les rêves des paysans en réalité. Ces paysans qui, jadis, transportaient les récoltes sur la tête pour atteindre le marché, parcourant des kilomètres, voient aujourd’hui les lueurs d’espoir car les routes sont désormais visibles.

Dans un entretien avec à la Cellule de Communication, le cantonnier Sylvain l’un de travailleurs déclare : « C’est depuis le 27ème jour du mois de Janvier qu’on a débuté avec la réhabilitation de ce tronçon Bweaza -Mutofu -Nkokwe. Chaque jour je me réveille très tôt le matin, je me prépare, je quitte le toit résidentiel à pieds pour effectuer 12km, d’où 3 heures de temps de marche afin d’atteindre Nkokwe, le village où nous travaillons. Nous débutons le travail à 8h00 pour terminer à 12h00 ».

Quant à Amani Fidèle Mbarisha, une cantonnière dévouée estime que ce travail manuel est un déclenchement du développement pour notre village. Celle-ci poursuit en disant que « avec mon salaire, je compte débuter  un petit commerce pour subvenir aux besoins primaires de mon ménage ; et surtout ne plus rester tout le temps dépendante de mon mari ».

Pour Denis Lowela, Ingénieur superviseur des travaux de réhabilitation des routes de desserte agricole à la Caritas Goma, dévoile les étapes techniques des  travaux en cours pour concrétiser les objectifs que la Caritas s’est assigné.

il s’agit de :

– Le chainage et piquetage : une activité de matérialisation des tracées de la route qui se fait  par des piquets tous les 25 mètres pour éviter des erreurs d’alignement.

– Le débroussaillage : Si la végétation est basse, on pratique le fauchage dans deux sens. Si elle est haute, le cantonnier pourra effectuer le fauchage dans un seul sens pour frayer facilement un chemin parmi les herbes. Si la végétation est plutôt dense, le cantonnier devra faucher dans un seul sens et ainsi mettre le surplus de branchages sur le coté.

– Le décapage : Piquetage de la zone à décaper ; répartition des tâches et disposition des manœuvres, enlèvement de la terre végétale y compris les souches, dépôt de terre décapée à l’écart de la zone de débroussaille (Transport à la brouette)

– Abattage : la manœuvre procédera aux étapes ci-après : Tout d’abord, il devra se demander si la zone présente des obstacles importants (routes, bâtiments…) cela lui permettra de déployer des panneaux d’avertissement dans le cas où de nombreuses personnes y passent de manière quotidienne. Il devra poursuivre en déterminant la direction de la chute grâce à un examen attentif de l’arbre. Ensuite, il vous faut élaguer le tronc pour éliminer tous les rameaux et branches qui pourraient vous gêner lors de la découpe du trait d’abattage. La manière la plus sûre d’élaguer consiste à travailler avec une chaine de traction (sous le guide-chaine) depuis le haut vers le bas.

– Le dessouchage : utiliser une hanche pour couper les racines en petits morceaux, enlever les morceaux détachés et utiliser une binette pour arracher les racines.

– Le dérochage étant une activité consistant à enlever les roches sur l’assiette de la route qui pourrait gêner la circulation aisée des véhicules ou rendre difficile les travaux de drainage. Le cantonnier devra, à l’aide du marteau masse, éliminer toute sorte de tête de chat.

– Terrassement et Rainurage : Matérialiser à des intervalles réguliers (5 à 10m) le niveau de plate-forme de la future route. Délimiter la rainure à partir du piquet de l’axe indiquant le niveau de la plate-forme.

– Le compactage : Avec la dame à main, le cantonnier pourra faire autant des coups sur place pour compacter le matériau et avoir une surface libre. Cet espace servira à ajouter une quantité de matériaux qui sera encore compacter jusqu’à atteindre le niveau fini de la route. Le cantonnier devra ajouter une quantité d’eau minimale pour faciliter le comptage. On brisera normalement toute pierre dont la plus grande dimension dépassera 65mm.

-Fossés latéraux : Piquetage de la largeur du fossé à l’aide de 4 piquets dont 2 aux extrémités du fond du fossé et 2 aux versants. Excavation du fossé en deux étapes : creusage de forme rectangulaire et talutage des pentes.

– Ouverture des saignées : Elles seront exécutées en biais par rapport à l’axe de la route et ont une pente minimale de 2%. Les terres excavées pour l’exécution des saignées sont utilisées en partie pour bloquer le fossé latéral de dévier les eaux dans la saignée. Pour prévenir l’érosion, en cas de pente longitudinale raide, la sortie des saignées sera renforcée avec des moellons convenablement disposés.

– Formation du bombement : La formation du bombement se fera en répandant les matériaux du centre ligne (axe) vers les fossés et donnant une pente transversale de 5 à 8 vers l’extérieur.

– Curage de buses existantes : Pour effectuer le curage des buses, un cantonnier pourra passer à travers la buse à curer en évacuant toute sorte de déchets et boues jusqu’à le rendre propre et capable d’écouler les eaux facilement.

– Gravillonnage et Chargement: Le chargement se fera de haut en bas et si possible de deux côtés de la tranchée. Les rampes dans les tranchées ne devront pas être trop raides. Les tranchées de chargement devront être disposées en laissant suffisamment d’espace pour que les manœuvres se fassent en sécurité et sans se gêner.

– Epandage des matériaux, Arrosage des matériaux et comptage manuel : Pendant que les ouvriers répandent le matériau, ils pourront de même arroser celui-ci à l’aide d’un arrosoir. La quantité d’eau requise sera fonction de l’humidité du sol et l’eau doit être bien repartie sur la terre. On brisera normalement toute pierre dont la plus grande dimension dépassera 65 mm. Le compactage commencera au bord de route avec des passes successives sur une longueur d’environ 20 à 30m.

Augustin Kandi-da 

Cellule de Communication

 

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