Goma : Des tremblements de terre qui effraient plus que l’éruption volcanique

Goma : Des tremblements de terre qui effraient plus que l’éruption volcanique

Goma, le 25 mai 2021 (caritasdevgoma.org) – Après 3 jours de l’éruption volcanique du Nyiragongo à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo, la population est plus qu’inquiète des mouvements tectoniques qui se font sentir toutes les 3 minutes et ce, parfois avec des fortes magnitudes des ondes de volume allant jusqu’à 4,5 sur l’échelle de Richter. Des maisons qui tombent comme des châteaux de sable, des routes qui se « déchirent » comme du papier… le traumatisme s’installe.

Pour le Coordonnateur du bureau Urgences à la Caritas- Développement Goma,  Eddy Yamwenziyo, l’urgence est grande : «  Nous avons évalué les besoins humanitaires au lendemain de l’éruption volcanique du 22 mai dernier et c’est vraiment alarmant. Nous avons ensuite lancé un appel d’aide à nos différents partenaires et autres personnes de bonne volonté pour assister les sinistrés en vivres et non vivres. Hier, 24 mai 2021, la Caritas Goma a tenu une rencontre d’urgence avec les autorités locales au niveau de la chefferie pour récolter les données quantitatives par rapport aux pertes en vies humaines dans différents groupements…ce qui m’inquiète maintenant ce sont les tremblements de terre qui viennent alourdir une situation qui était déjà au départ alarmante et précaire », explique Eddy.

En effet,  les tremblements de terre ne se sont pas fait attendre après l’éruption volcanique du 22 mai dernier. Une situation qui est, à en croire les spécialistes de l’observatoire volcanologique de Goma (OVG), « Normale ». Cependant, bien qu’étant normal, les mouvements sismiques n’ont fait que trop durer témoignent plusieurs observateurs : «  Nous avons déjà tout perdu, qu’allons devenir avec les tremblements !», explique Anuarité, une habitante de Buhene au micro de la cellule de Communication de la Caritas Goma. «  J’ai perdu mon enfant, mes bétails ont été asphyxiés par le gaz… Aujourd’hui, je suis dans la panique à chaque fois que la terre tremble… faut-il que je transporte ma maison sur la tête ? », se questionne –t-elle.

Mahoro  Enoch n’hésite pas à déclarer : « Vaut mieux la coulée des laves puisque tu peux fuir. Mais avec les tremblements qui sont vraiment incontrôlés, tu vas fuir pour aller où ? Le danger est maintenant partout».

La lave du volcan n’avance plus vers Goma depuis le 23 mai. En dépit de cette assurance, la ville de Goma et ses environs demeurent dans la phase « rouge » selon un communiqué officiel.

Les jours et nuits de Goma sont désormais faits des mouvements sismiques à la grande désolation de tous. Les écoles, bureaux administratifs, universités, trafic aérien sont tous suspendus à Goma.

Même si la situation se calme, la grande satisfaction de tous, les dégâts causés par cette catastrophe restent par ailleurs colossaux. D’où un appel à l’aide urgent aux personnes de bonne volonté et partenaires de venir à la rescousse des sinistrée. Nyiragongo n’a pas encore dit son dernier mot…

Wait and see!

Lydie Waridi Kone

Cellule de Communication

 

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