Le Tippy-tap pour lutter contre le covid-19

Cellule de Communication | 23 septembre 2020 | 0 | À la une , Santé

Goma, le 23 septembre 2020 (caritasdevgoma.org) – Dans le but de briser la chaine de contamination du coronavirus dans la zone de santé de Rutshuru, la Caritas Goma se lance  dans la vulgarisation de l’outil Tippy-tap et l’application stricte des mesures barrières au profit de 116 membres des cellules d’animation communautaire venant de quinze aires de santé de la zone cible; un projet financé par Start Network.

D’origine indienne, le Tippy Tap est un lave-mains conçu artisanalement dans le but de lutter contre les maladies qui sont liées aux mains sales. Cet instrument qui, à travers sa technique d’utilisation, permet de se débarrasser des microbes, d’économiser de l’eau et de juguler la contamination a fait l’objet d’une séance de formation en territoire Rutshuru dans le but de marteler sur les conséquences que causent la pandémie à Covid 19 et ainsi freiner son expansion.

Pour le formateur, Augustin Kandi-Da, Assistant en Communication à la Caritas Goma : « La différence entre le Tippy- tap et les autres dispositifs faits d’un seau avec robinet installés à l’entrée de certaines institutions, des banques et autres lieux publics est qu’il se manipule avec les pieds, au lieu des mains, il réduit les chances de contamination, il se construit facilement et économise de l’eau plus que les autres techniques de lavage ou l’utilisation du gel hydro-alcoolique ».

Debout au milieu de la foule, le formateur s’adresse alors aux 116 représentants de cellule d’animation communautaire et attire leur attention : « Le montage et/ou l’installation d’un Tippy –tap est très simple », lance Augustin.

« Le Tippy- tap est fait de deux bâtons en fourche piquet à 1mètre 70 l’un de l’autre, avec une transversale sur laquelle est suspendu un bidon percé sur le flanc avant.

Avec l’un des bouts d’une corde, un nœud est coulé autour du goulot du bidon et l’autre bout rattaché à un bâton droit servant de pédale, de manière à faire basculer le bidon pour faire couler l’eau. Juste à côté est aussi suspendu un morceau de savon ou bien de la cendre dans un gobelet ou dans une boite pour se laver les mains », conclu le formateur.

Pour sa part, rappelle le Dr Jules Kafitiye, Gestionnaire du projet au sein du Bureau diocésain des œuvres médicales, se laver les mains régulièrement est un geste indispensable pour stopper les infections et protéger ses prochains contre les maladies qui se transmettent par les microbes. Pourtant, lors du lavage des mains au savon, on constate que plus de microbes sont transmises d’une personne à une autre à travers le matériel utilisé.

Cela s’explique par le fait qu’au début du lavage des mains, en touchant le matériel (robinet ou autres) on peut y laisser des germes et quand on finit, il faut retoucher le matériel, ce qui signifie que les mêmes germes de microbes restent toujours dans les mains et ceux-ci peuvent facilement atteindre un autre utilisateur.

Soulignons ensuite que cet instrument sert à lutter contre les maladies qui se transmettent par les mains sales, comme la diarrhée, le choléra, …

Les 116 staff formés ont été doté des matériels de base : 1 rouleau de fil et un bidon de 5 litre, un sac de savon en poudre et 22 milles masques ont été également distribués. Ils se sont engagé ensuite à vulgariser l’outil Tippy-tap dans leurs milieux respectifs et dans chaque ménage pour stopper ce marasme qui terrorise la communauté.

Lydie Waridi Kone

Cellule de Communication

 

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