Pour un monde sans faim : Village Agricole Intégré, Financé par la Caritas Allemagne

Cellule de Communication | 16 décembre 2019 | 0 | À la une , Développement

Goma, le 16 janvier 2019 (caritasdevgoma.org) – Le projet VAI « Village agricole intégré » est un projet de développement financé par la Caritas Allemagne. Il est exécuté par la Caritas Goma   pour une période de 5 ans (janvier 2019 à Décembre 2023) dans les villages de la zone de santé de Birambizo. Ce projet vise à contribuer à la réduction de la pauvreté et la faim ainsi qu’à renforcer la résilience de la population de la ZS de Birambizo face aux conséquences de longues années des conflits armés et des guerres qui ont contusionnée la RD Congo en Général, et cette zone en particulier.  

Vue d’un champ de mais (8 hect)

Pour aboutir à cet objectif,  le projet village agricole intégré  intervient  dans les domaines suivants : l’agriculture comme activité principale, la réhabilitation du tronçon routier Kahe-Kizimba-Bukombo, long de 19 km (pour améliorer l’accès aux zones de production, et l’évacuation des produits agro-pastoraux vers le centre de commercialisation et de consommation), la réhabilitation de la microcentrale hydroélectrique de Birambizo, tout ceci autour d’une chaine de valeur avec comme principales filières : l’élevage des poules, des porcs, l’apiculture et la pisciculture. Ces activités seront mises en œuvre par des bénéficiaires membres des communautés locales sélectionnés sur base des critères d’inclusion de tous les groupes ethniques, y compris les minorités, des personnes vivant avec handicap, de celles vivant avec le VIH/ SIDA, des femmes et jeunes filles, des victimes de violences sexuelles et sexistes, et d’autres groupes les plus vulnérables, marginalisés et à risque identifiés lors des analyses communautaires participatives. Ces acteurs sont réunis au sein des associations paysannes, elles-mêmes mises en réseau à travers une association coopérative.

Au cours de la mise œuvre du projet (première année d’exécution de janvier- décembre 2019), conformément aux résultats attendus, les activités suivantes sont réalisées.

Résultat 1 : Développement organisationnel et promotion des capacités des ménages bénéficiaires

Ce résultat consiste à outiller aux participants, les savoirs, les savoirs faire et les savoir être pour qu’ils soient à mesure de prendre en mains leur développement socio-économique.

Pour ce faire, plusieurs formations ont été organisations en période différentes :

 Un atelier de formation des formateurs est organisé en faveur de 8 participants dont 5 moniteurs agricoles, 1 nutritionniste, 1 ingénieure civil, 1 stagiaire nutritionniste à partir du 22 au 23 avril 2019 à Bukombo et qui a été facilité par les agronomes affectés au projet. Cette formation avait porté sur FFS « Farmer Fields School », en français « Champ Ecole Paysan », en vue de doter les connaissances nécessaires sur l’organisation et la formation des ménages bénéficiaires en regroupement associatif.

 Un atelier de formation des formateurs sur l’alphabétisation conscientisante et fonctionnelle est organisé en faveur de 17 participants dont 10 alphabétiseurs et 9 agents affectés au projet à Kitshanga à partir du 19 au 24 Novembre 2019. Cet atelier a pour but d’outiller les participants en méthodes et techniques d’alphabétisation conscientisante et fonctionnelle (écriture, lecture et calculs) pour l’organisation et animation des cercles d’alphabétisation dans leurs différents villages ciblés par le projet.

 Une session de formation des formateurs est une fois encore organisée à Kitshanga sur l’approche chaine de valeur agricole avec comme filières : l’élevage des poules, des porcs et des poissons à partir du 27 au 30 novembre 2019 en faveur de 27 participants (11 staff de la Caritas Goma, 4 autorités locales et 10 responsables des associations partenaires). Le but est d’améliorer leurs maitrises et leurs aptitudes à gérer les fluctuations et tendances du marché, et qu’ils soient à mesure de diversifier leurs moyens de subsistance, et par conséquent, leurs revenus.

 Enfin, d’autres formations sur les techniques culturales sont organisées en faveurs des 60 facilitateurs et 10 animateurs agricoles des associations à Birambizo à partir du 20 au 22/ 06/ 2019, animées par les ingénieurs agronomes du projet afin de les doter les connaissances adéquates pouvant les amener à améliorer leurs exploitants agricoles, leurs productivités agricoles.

Résultat 2 : L’amélioration des équipements de production agricole et d’élevage du petit bétail pour 1 500 ménages

Pour répondre à ce résultat, les ménages bénéficiaires ont reçu des intrants agricoles et les outils aratoires leurs permettant d’emblaver des grandes étendues de champs en vue de répondre à l’objectif BMZ « Monde sans faim ».  Sur ce, 1500 ménages bénéficiaires ciblés par le projet ont reçu des semences améliorées de maïs variété bambou, de haricot variété G59, des semences maraichères (chou, poireau, amarante et oignon) ainsi que les houes.

Pour porter une solution aux multiples préoccupations de ménages bénéficiaires, 1500 jardins de case « Kitchen garden » sont vulgarisés, installés à proximité des habitations pour permettre à ces derniers de les exploiter régulièrement et d’accéder facilement aux légumes afin de contribuer à la diversité alimentaire des ménages.

Outre le Kitchen garden, 10 hectares pour les cultures vivrières, en raison de 8 ha pour le maïs et 2 ha pour le haricot sont mis en place dans le cadre de champs de démonstration afin de faciliter l’apprentissage par l’expérimentation, la découverte et la pratique.

Aussi, 60 FFS « Farmer Fields School » et 10 associations partenaires sont mis en place et sont dotés de semences vivrières (maïs et haricot) et maraîchères en vue de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire.

Enfin, de millier et de millier de choux, oignons, poireaux et amarantes ont été récoltés en août- septembre pendant la période de soudure ayant suppléé aux besoins alimentaires des ménages de Bukombo, Kizimba, Kitshanga, Mweso, Katsiru, Tongo et Nyanzale. La même récolte a servi à l’organisation internationale MEDAIR qui intervient à Birambizo dans l’accompagnement de suppléments alimentaires des enfants souffrant de la malnutrition pour suppléer l’alimentation des enfants malnutris et leurs accompagnateurs.

Résultat 3 : 1 500 ménages ont des connaissances suffisantes en matière de nutrition et d’hygiène pour prévenir la malnutrition sévère 

Selon les résultats des enquêtes nutritionnelles anthropométriques ressortis par PREMIERE URGENCE en consortium avec PRONANUT en 2017, révèlent que la zone de santé de Birambizo présente un taux renseignant la présence de la malnutrition aiguë global estimé à 18,7 %.

Pour pallier à cela, le projet VAI se fixe l’objectif de prévenir la malnutrition dans la zone à travers les démonstrations culinaires, les sensibilisations et visites à domicile.

De ce fait, 8 démonstrations culinaires sont organisées, 545 visités à domicile sont organisées et 27 campagnes de sensibilisation réalisées.

Résultat 4 : D’ici 2023, les ménages cibles auront accès à des infrastructures routières et de transport améliorées et disposeront de capacités accrues pour commercialiser leurs produits agricoles.

Le tronçon Kahe – Kizimba – Bukombo longtemps abandonné a été exposé à des dégradations multiples, telles que les bourbiers, les nids de poule et des ravins. Cette situation ne permettait pas une circulation facile de personnes et de leurs produits agricoles vers le marché potentiel. C’est ainsi qu’au travers de ce projet, la Caritas Goma réhabilite ce tronçon long de 19 km pour faciliter le Trafic.

Deux ponts Lukulu (portée : 16 mètres) et Bigogwe (portée : 10mètres) sont en cours de construction.  Enfin, sur 45 dalots prévus, 10 dalots sont exécutés et sont opérationnels

III. Difficultés

L’obstacle majeur rencontré au cours de la mise en œuvre du projet, demeure l’instabilité permanente : des zones infestées par des groupes armés locaux (CMC/FDP : collectif de mouvements pour le changement/ Force de Défense du Peuple) et étrangers (FDLR : force de démocratique pour la libération du Rwanda) qui sont à la base de l’insécurité. La situation sécuritaire est volatile et peut se dégrader à tout moment.

Lydie Waridi Kone en collaboration avec Emmanuel Zigabe, Superviseur et Agronome du projet VAI

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