Réduire la pauvreté à travers le programme Eau, hygiène et assainissement

Kahambu puisant de l’eau après un captage d’eau à Kalonge

Goma le 15 septembre 2016 (caritasgoma.org) – Alors que 34 millions de Congolais vivant en milieux ruraux n’ont pas accès à l’eau potable – presque la moitié de la population de la République démocratique du Congo (RDC) – c’est moins d’un Congolais sur dix qui utilise des installations sanitaires améliorées, affirme l’ONU. 

Kahambu puisant de l’eau après un captage d’eau à Kalonge
Kahambu puisant de l’eau après un captage d’eau à Kalonge

L’eau, cette denrée indispensable à l’homme, pose problème dans la partie Est de la RDC. Cette dernière n’est pas accessible à une grande partie de la population, surtout en région rurale. Et se raréfie encore d’avantage durant les périodes de sècheresse; obligeant des familles à parcourir de longues distances à la recherche d’un point d’eau. ‘’Un vrai casse-tête’’, déclare Kahambu, une mère de  famille. ’’Mes filles et moi parcourions chaque jour 8 à 9 km à la recherche d’un point d’eau’’, ajoute –t-elle. Mais aujourd’hui, cette famille ne parcours plus que 3 km pour s’approvisionner en eau.

Un changement qui a été opéré grâce à un projet qu’exécute Caritas Goma dans la région. Dans trois mois, le projet a installé 10 adductions gravitaires servant 335 robinets, aménagé 135 sources et  12 collecteurs d’eau de pluie en faveur de 160.000 ménages.

En effet, l’amélioration des comportements hygiéniques, l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement de base au niveau des ménages sont au centre d’un projet que Caritas Goma, avec l’appui de CAFOD (Caritas d’Angleterre et du Pays de Galles) exécute. Et, dont sept villages (Kalonge, Kagusa, Buramo, Tshandarama, Rushinga, Kadirisha, Rutonya)  en territoire de Masisi, dans l’Est de la République démocratique du Congo, sont bénéficiaires.

Nommé Much Fund 4”, le projet comporte deux volets. En premier lieu, il compte réduire la pauvreté et la vulnérabilité des populations le plus démunies à travers l’accès aux  services  d’eau, hygiène et assainissement. Construire et/ou réhabiliter des ponts sur des routes de desserte agricole permettant ainsi l’évacuation des produits agricoles vers des zones de consommation. Ces travaux, dans son deuxième facilitent aussi  la circulation des personnes et de leurs biens.

En fait, le manque d’accès à l’eau potable comporte des risques de contaminations et qui sont responsables de nombreuses maladies notamment le choléra, la diarrhée, la poliomyélite ou la fièvre typhoïde. L’assainissement est un élément ”essentiel pour la santé et la salubrité de l’environnement”   mais aussi, pour chaque être humain, ”un facteur de développement et de dignité”, affirmait en 2015 le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale des toilettes. Or, aujourd’hui, dans le monde, une personne sur trois vit dans des conditions de salubrité insatisfaisantes et une sur huit pratique la défécation à l’air libre, avait-t-il déploré. Pour ce faire,  ce projet va pourvoir des structures familiales et institutionnelles (dont trois écoles) d’assainissement telles que des latrines et des incinérateurs car les objectifs de développement durable(ODD), adopté en septembre 2015 à New York, consiste à garantir l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement et d’hygiène. Chaque année, l’insuffisance des structures d’assainissement provoque la mort d’un trop grand nombre d’enfants de moins de 5 ans ou change leur existence à tout jamais, note un communiqué du Fonds Nation unies pour l’enfance (Unicef).

Des ponts pour réduire la pauvreté

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Cette pauvreté est notamment due à la mauvaise desserte routière dans la région. En 2014, la population du Nord-Kivu était estimée à environ 6,5 millions d’habitants, dont 88 % vivant en milieu rural. Selon une étude de 2015 du Fonds international de développement agricole, le secteur agricole représente 40 % du PIB de la région. Mais 54 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et le pouvoir d’achat des populations est très faible, autour de 42 dollars (environ 38 euros) par mois pour un ménage de cinq personnes. Les experts imputent cet état de chose au mouvais état de la route qui rend les marchés plus difficiles d’accès et isole d’autant plus les habitants de villages qui ne peuvent ni écouler leurs récoltes, ni diversifier leur alimentation en achetant d’autres produit.

Pour ce faire, le projet ”Much Fund 4”  s’emploie aussi à construire quatre ponts en dure sur des routes de dessertes agricoles dans quatre villages (Rutunga, Kagusa, Kifuko et Tchandarama) dans le Masisi. Ces ponts en buse métallique sont composés de tôles en acier ondulées afin d’être résistantes à la compression. Ils seront capables de supporter  un poids d’au moins 20 tonnes.

”Nous sommes reconnaissants du travail que fait Caritas Goma. L’ancien pont était devenu vieux et en très mauvais état, déclare Mwana, un commerçant de Kagusa. Avec la construction du nouveau pont, la circulation des personnes et l’évacuation des produits agricoles entre les villages et les centres de consommation seront à nouveau possible”, ajoute -t-il.

Cellule de Communication

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